C’est dans ce contexte qu’une inspection est réalisée par l’Education nationale sur « l’organisation du travail au sein d’Edufrance ». Ce rapport d’inspection de février 2006, s’il conclut sur un plein emploi des personnels, à leur totale disponibilité et leur professionnalisme, n’en souligne pas moins que sept ans après sa création le GIP est toujours « porteur d’un projet imprécis, tenu en lisière par sa dépendance des moyens publics (laquelle, toutefois, et paradoxalement, ne s’accompagne pas d’un intérêt très attentif des tutelles ministérielles*). »
Entre temps le ministère des Affaires étrangères aura lancé les Centres pour les Etudes en France et toute une série de mesures auront été prises dans le cadre des séminaires sur l’attractivité du précédent gouvernement : de nouvelles bourses à destination des étudiants et des chercheurs, un assouplissement du régime de co-tutelle de thèse, la création des réseaux de technologie et de recherche avancée, de nouvelles dispositions prises par la loi d’orientation de la recherche autorisant la création de pôles d’enseignement supérieur et de recherche, sans même insister aujourd’hui sur la nouvelle « loi Pécresse » qui peut donner les moyens aux établissements de développer une stratégie internationale. Surtout, deux dispositifs imaginés conjointement, doivent permettre aujourd’hui aux établissements d’enseignement supérieur de mieux organiser la venue des étudiants étrangers en France et de préparer pour eux un parcours académique de réussite, tout en faisant en sorte que ces étudiants soient solvables une fois sur notre territoire, que leur niveau linguistique corresponde à la formation qu’ils viennent acquérir et que les niveaux d’études privilégiées soient plutôt celui du master ou du doctorat.
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*L’Organisation du travail au sein d’EduFrance, Inspection Générale de l’Administration de l’Education nationale et de la Recherche, rapport n°2006-005, fev.2006, p. 45.
Le premier, organisé par le Ministère des Affaires étrangères, en étroite concertation avec le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur (comité interministériel du contrôle de l’immigration) et les conférences d’établissements, rend obligatoire pour les candidats étrangers le passage par des Centres pour les Etudes en France dans une trentaine de pays. Ces centres, travaillant désormais sous la bannière de CampusFrance et sous l’autorité des postes diplomatiques, sont dotés d’un outil électronique qui permet à l’étudiant de se pré-inscrire à distance, en dialoguant avec le personnel de l’espace CampusFrance, en convenant d’un rendez-vous pour un entretien une fois son projet arrêté, en choisissant les établissements pour lesquels il souhaite se porter candidat. Une fois l’entretien effectué, une fois que la validité de ses diplômes a été reconnue, il achève la constitution de son dossier électronique qui migrera directement ensuite vers le consulat pour délivrance de visa, après qu’un avis aura été porté par l’agent ayant assuré l’entretien.
Enfin, ce même dossier électronique est à disposition des établissements, selon une procédure sécurisée. Ce dispositif, lorsqu’il sera compatible avec tous les autres services électroniques destinés aux étudiants étrangers, en particulier pour son inscription dématérialisée, constituera un atout particulièrement puissant d’attractivité de la France.
Le deuxième, créé par la loi sur l’immigration du 26 juillet 2006, prévoit une attribution de visa facilitée pour les étudiants étrangers de qualité et dispose qu’ils pourront demeurer en France pour une durée de deux ans après l’obtention d’un diplôme au moins équivalent au niveau Master, dès lors qu’ils auront trouvé un emploi. De même la carte « compétences et talents » favorise désormais la création en France de projets économiques par des étrangers, éventuellement arrivés sur notre sol à l’origine comme étudiants.
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