Cette organisation depuis l’étranger de la gestion de ce que l’on appelle « la mobilité entrante » s’appuie désormais sur un schéma convergent d’un réseau externe composé de l’ensemble des espaces CampusFrance dans le monde (une centaine) passés sous l’autorité des ambassadeurs et subventionnés pour leur fonctionnement par le MAEE et d’un réseau interne d’espaces CampusFrance labellisés en régions, l’ensemble étant coordonné par l’agence parisienne. Le quatrième GIP dénommé CampusFrance, voit en effet ses missions à la fois précisées et élargies, même si le problème de l’opérateur unique n’est pas encore définitivement tranché. Ce nouvel organisme, d’une durée raccourcie à trois ans pour insister sur son caractère provisoire sous cette forme, comporte même en son sein un comité de préfiguration qui réunit les directeurs et présidents des organismes voués à fusionner pour tout ou partie : Egide, Cnous et CampusFrance. Ce comité s’est réuni très régulièrement, depuis le lancement en Sorbonne du 7 mars 2007 en présence de trois ministres et des trois conférences d’établissements. Les conseils d’administration et d’orientation de CampusFrance rassemblent désormais tous les opérateurs pour l’international, tous les types d’établissement d’enseignement supérieur, la plupart des ministères concernés, les principales organisations étudiantes, ainsi que les collectivités locales et les entreprises.
Il est aisé de constater que l’Agence EduFrance, dans un premier temps critiquée par les établissements pour le positionnement qui lui avait été imposé, ne cessera depuis lors de devoir réaliser concrètement les missions qui lui sont assignées, tout en oeuvrant à une réforme profonde de structure, réforme fondée sur la définition d’un périmètre d’activités alimentée par une lecture stratégique de la compétition internationale dans le domaine des échanges académiques et scientifiques.
Il s’agit donc tout à la fois pour l’Agence d’agir tout en se remettant en question en tant que structure et en justifiant un plan d’action par définition provisoire. Cette demande incessante de justification et d’auto-analyse produira un double effet : d’une part un stress permanent vécu d’autant plus fortement par les personnels et la direction qu’il s’ajoute à celui des opérations internationales à réaliser et d’autre part l’émergence d’une culture très forte d’appartenance à un corps extrêmement réactif aux sollicitations externes.
La courte histoire de cet organisme montre par ailleurs qu’en dépit de toutes les difficultés, celui-ci a accompli des progrès permanents : une meilleure représentation à l’extérieur, la réussite d’une marque en dépit du changement de nom, une reconnaissance européenne incontestable, une coordination croissante des efforts de tous pour la mise en œuvre d’une charte de qualité pour la mobilité, une articulation de plus en plus forte avec la coopération universitaire. Le dessin d’une politique publique ambitieuse et puissante commence à apparaître alors que dans le même temps les services rendus aux adhérents n’ont pas cessé de se professionnaliser et de se diversifier. La preuve en est que CampusFrance regroupe aujourd’hui plus de 200 établissements, dont la quasi-totalité des universités, des Grandes Ecoles et des écoles d’ingénieur.
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